La silice existe sous forme cristalline ou amorphe. Nous nous intéressons dans cet article aux silices cristallines qui sont les plus courantes et les plus à risque.

 

Les variétés de silice cristalline sont le quartz, la cristobalite et la tridymite.

 

Elle est présente dans de nombreux procédés dont voici une liste non exhaustive :

  • Fabrication du verre, de la céramique et de la porcelaine

  • Extraction de minéraux

  • Taille de pierre

  • Fonderie

  • Fabrication et utilisation de bétons, mortiers, enduits de façade, briques et tuiles (bâtiments et travaux publics)

  • Fabrication de prothèses dentaires

 

Les effets sur la santé sont :

  • Irritations des yeux et des voies respiratoires

  • Bronchites chroniques

  • Fibrose pulmonaire (silicose)

  • Cancer pulmonaire

Les salariés exposés à la silice peuvent développer une maladie figurant au tableau 25 des maladies professionnelles du code de la Sécurité Sociale.

 

Les travaux exposant à la poussière de silice cristalline alvéolaire issue de procédés de travail sont classés cancérogènes depuis 2021.


Silice cristalline céramique_INRS.jpg

Silice cristalline carrière_INRS.jpg  Industrie céramique                                                                  Acheminement de granulats 

 

Silice cristalline industrie_INRS.jpgSilice cristalline prothèse dentaire_INRS.jpg

  Opération de maintenance dans une cimenterie                                        Fabrication de prothèse dentaire 

 

Source images : INRS

 

Les actions à mettre en place sont : 

  1. Evaluer les risques (inventaire des produits ou procédés, fréquences, quantités, durées, mesures d’exposition, etc.)

  2. Rechercher la substitution de la silice cristalline, et si ce n’est pas possible protéger les salariés :

  • Prioriser les mesures collectives

- Installer des systèmes clos mis en dépression

- Travailler à l’humide pour diminuer les émissions de poussières

- Capter les poussières à la source et effectuer les vérifications règlementaires du matériel

- Eviter les coexpositions : locaux séparés avec accès restreints

 

  • Utiliser des protections individuelles si les protections collectives sont insuffisantes

- Appareil de protection respiratoire en fonction de l’intensité et de la durée des travaux type P3 ou isolant

- Lunettes de protection antipoussières

- Gants

- Combinaison à capuche jetable de type 5

 

  • Effectuer régulièrement des mesures atmosphériques pour évaluer les niveaux d’exposition (tous les ans et à chaque modification des procédés)

  • Nettoyer régulièrement les lieux de travail sans mettre les poussières en suspension (linges humides ou aspirateur avec filtre très haute efficacité)

  • Former et informer les salariés

 

Dans tous les cas, mettre en œuvre les règles d’hygiène

  • Stocker les appareils de protection respiratoire et les équipements individuels en dehors de la zone d’exposition s’ils sont réutilisables

  • Retirer ses gants sans se contaminer la peau

  • Se laver abondamment les mains, les avant-bras et le visage, avant de manger, de fumer et d'aller aux toilettes ainsi qu'à la fin de la journée de travail

  • Prendre une douche en fin de poste

  • Ne pas mélanger ses vêtements de travail et ses vêtements de ville dans son vestiaire

  • Ne pas manger, boire ou fumer sur le lieu de travail

 

Les salariés exposés à la silice cristalline doivent être suivis en SIR (Suivi Individuel Renforcé). L'employeur doit pour cela cocher le déterminant de suivi "CMR" lorsqu'il déclare ses salariés sur le portail APAS 17. 

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’INRS : INRS - Silice cristalline, ce qu'il faut retenir