Les nanoparticules sont 50 000 fois plus petites qu'un cheveu. Encore peu connues, leurs effets sur la santé inquiètent. Ce sont "des petites particules de matière" (argent, dioxyde de titane, noir de carbone…) qui tirent leur nom de leur taille minuscule : entre 1 et 100 nanomètres (un nanomètre valant un millionième de millimètre).

Vous pensez utiliser ou émettre des nanomatériaux ? Nous pouvons vous accompagner dans la connaissance et le repérage de ce nouveau risque professionnel.

 

·         Les nanomatériaux, à quoi ça sert ?

Les nanotechnologies ouvrent à la recherche et à l’industrie de nombreux développements, et reposent sur la connaissance et la maîtrise de l’infiniment petit. La matière acquiert de nouvelles propriétés, qu’elles soient physiques, chimiques, ou biologiques, rendant ainsi possible la fabrication de matériaux aux propriétés innovantes.

·         Des exemples d’utilisations :

Leur utilisation est croissante dans les procédés industriels, et dans beaucoup de secteurs d’activité :

Chimie                                               Cosmétique                                                  

Construction                                      Automobile

Pharmacie                                         Energie

Habillement                                       Agroalimentaire...

Environnement           

 

Les nanoparticules peuvent se présenter sous forme agglomérée (granulés), attachées dans une matrice, et sous forme libre :

o   aérosol

o   poudre

o   suspension colloïdale

 

·         Est-ce dangereux ?

Les nanomatériaux sont présents dans beaucoup de produits de consommation courante.

La connaissance de leurs effets sur la santé est insuffisante mais de sérieux indices suggèrent la possibilité d’effets néfastes, en particulier sur le poumon car l’inhalation est la principale voie d’exposition en milieu de travail. Ils peuvent également se retrouver dans le système gastro-intestinal après avoir été ingérés, ou après déglutition lorsqu’ils ont été inhalés. La pénétration à travers la peau est une hypothèse en cours d’étude.

Au niveau industriel, les risques d’incendie et d’explosion sont plus importants : les nanomatériaux ont tendance à être plus réactifs, voire plus explosifs que les poussières plus grosses et de même composition chimique.

·         Que peut-on faire ?

  • Les repérer                                                                                           

Le repérage se fera en consultant les fiches de données de sécurité, les fiches techniques et les fournisseurs… Les principales données qui attestent du caractère nanométrique sont :

  • la taille

  • la distribution granulométrique         

  • la surface spécifique…

Pour rappel, la France a mis en place, depuis 2013, une obligation de déclaration R-Nano des nanoparticules importées, distribuées ou fabriquées sur notre territoire.

 

  • Les signaler sur le lieu de travail, à l'aide d'un pictogramme créé par l'INRS

                                                             

  • Les connaître ou les reconnaître

Connaître les procédés et leurs utilisations industrielles, permet de les identifier.

Des procédés thermiques ou mécaniques peuvent générer aussi des nanoparticules: le soudage, les émissions diesel, le ponçage, le perçage…

      

  • Participer à l'étude EPINANO 

Une étude épidémiologique EPINANO, de Santé Publique France, est en cours dans les entreprises, afin d’augmenter les connaissances sur l’impact sanitaire des nanomatériaux : http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Travail-et-sante/EpiNano


Si vous êtes concernés par la déclaration R-NANO, ou si vous pensez utiliser ou émettre des nanomatériaux, consultez votre service de santé au travail qui vous accompagnera dans l’identification, la sécurisation des postes et des tâches, et l’entrée des données dans le logiciel INRS SEIRICH.

 

Pour en savoir + : Fiche documentaire sur les nanomatériaux